vous êtes ici : Ardèche / Ardèche rhodanienne / Saint-Péray

Saint-Péray
Ardèche rhodanienne

Coordonnées (centre) : N 44° 56' 41" - E 004° 50' 30" - alt. 135 m - Superficie : 24,05 km2 - Population (2012) : 7311 habitants
Saint-Péray, commune de 7500 habitants, voisine de la grande cité drômoise de Valence, constitue l’une des plus importantes portes de l’Ardèche sur la Vallée du Rhône. Autour du bourg, les contreforts des collines alentours portent des vignes aux appellations renommées (Cornas, St Joseph). Au sud, le colline de Crussol se développe sur une longue pointe de calcaires jurassiques qui dominent la vallée du Rhône et à l'extrémité de laquelle se dressent les vestiges d’un vieux château médiéval construit au début du XIIème siècle. La silhouette caractéristique de cette bâtisse est visible de très loin. Le site constituait un important dispositif fortifié permettant de résister aux assaillants. Toutefois, par l’ouest, le complexe était vulnérable et fut assailli à plusieurs reprises lors des guerres de religion. Dès le 17ème siècle, le château fut peu à peu abandonné et démantelé. Il ne subsiste aujourd’hui que de modestes vestiges de l'édifice initial. Aujourd’hui protégé et partiellement consolidé, on peut visiter les restes du château et notamment profiter de sa vue remarquable sur la vallée du Rhône et plus loin sur les contreforts des Alpes. Plus bas dans la ville, le ruisseau du Mialan marque l’extrémité septentrionale de la Montagne de Crussol qui constitue une excroissance des massifs de l'Ardèche méridionale calcaire. Au nord, le calcaire cède la place à des roches cristallines. Cette configuration particulière confère au site un intérêt tant géologique que naturel. En raison des qualités thermiques des roches calcaires, ces reliefs sont le refuge d’espèces végétales de type méditerranéen avec notamment une importante chênaie verte ainsi que pelouses sèches remarquables qui évoluent naturellement et qui sont le refuge d’une faune très diversifiée que l’on rencontre habituellement plus au Sud. Ces caractéristiques particulières ont valu au massif de Crussol des mesures de protection environnementale notamment un classement du site au titre de la directive européenne Natura 2000. Sur le plan historique, des traces d’occupation humaine remontant à l’âge de Neandertal attestent d'une très ancienne présence humaine sur le site.

© Mathieu Morverand - Tous droits réservés, All rights reserved, Todos los derechos reservados, Alle Rechte vorbehalten - contact